Réalisation Direction de la communication et Direction de la Culture, du Patrimoine, des Jumelages et des Langues et Cultures régionales

  • Uèi en Gasconha

“ Une exposition coproduite par La Ville d’Anglet et le CIRDOC – Institut occitan de cultura

Ua mustra coproduisida per La vila d’Anglet e lo CIRDOC – Institut occitan de cultura “

EXPOSITION Espòrts e jòcs occitans - Sports et jeux traditionnels, un patrimoine vivant - 1/12

Porteurs à la fois de tradition et de modernité, imprégnés de la langue et de la culture occitanes qu’ils contribuent à faire vivre, les sports et jeux traditionnels régionaux constituent un élément fort de notre patrimoine. Pétanque, jeux de quilles, palet gascon ou courses taurines … ils sont encore aujourd’hui pratiqués pour le loisir ou la compétition. En retraçant l’histoire et la pratique actuelle de chacun de ces sports, cette exposition vous invite à découvrir la diversité des cultures sportives de notre région et à participer à leur développement et transmission aux générations futures.

Portaires a l’encòp de tradicion e de modernitat, emprenhats de la lenga e de la cultura occitanas que contribuan a har viver, los espòrts e jòcs tradicionaus deu parçan que constitueishen un element hòrt deu nòste patrimòni. Petanca, jòcs de quilhas, palet gascon, o corsas de vacas… que son enqüèra uèi apracticats per lo léser o la competicion. En tornant traçar l’istòria e la practica actuau de cadun d’aqueths espòrts, aquera expausicion que vs’invita a descobrir la diversitat de las culturas esportivas deu nòste parçan e a participar au son desvolopament e a la transmission a las généracions de viéner.

Espòrts d’Aquí : une émission sur les sports d'Occitanie, ÒC tele - 2/12

Quilles de 9

Pétanque

Espòrts d’Aquí : une émission sur les sports d'Occitanie, ÒC tele - 3/12

Chacayes

Courses landaises

Les quilles de 3 - 4/12

Ci-dessus le quiller d’Ondres

A Anglet, les quilles de trois étaient populaires dans le quartier de Blancpignon. Récit de Miqueu Baris

Les quilles de trois sont un jeu de quilles pratiqué dans la basse vallée de l’Adour, plus communément nommée « bas Adour ». Elles y sont restées la principale activité ludique jusque dans les années 1960. 

Ce quartier d’Anglet, situé juste après avoir passé l’Haritçague, a été célèbre, il y a longtemps, par ses auberges, ses pince-fesses, et ses quillers de trois. 

Souvenirs de deux gascons qui ont joué à ce jeu jusqu’à la fin des années 2 000, Pierrot Biarrotte et André Lajeus, tous les deux d’Ondres.

Le jeu se passait sur un quiller et l’endroit où l’on jouait était en terre battue, parfaitement nivelée. La surface faisait 25 m de long sur 4 à 5 m de large. Au fond de ce terrain, un arrêtoir servait pour amortir le choc des boules en fin de course. Il mesurait à peu près 4 m de large sur 2 m de haut. 

A quelques centimètres de cet arrêtoir, perpendiculairement à lui, et dans l’axe de l’aire de jeu, on enterrait à fleur de terre, sur un lit de 50 cm, un madrier en pin, le « post », de 6 m de long sur 30 cm de large et 10 cm d’épaisseur, que l’on venait caler tous les mètres, en quinquonce, avec des rondins de 5 cm de diamètre fendus en deux et fichés en terre pour accentuer la rigidité du madrier. Muni de 3 quilles et d’une boule, c’est parti …

Comment fallait-il compter les quilles gagnantes ?

La quille du fond, « la vieille », était toujours prioritaire : si l’on faisait tomber les deux premières quilles sans toucher à la dernière, cela ne valait rien.

On pouvait réussir de quatre façons pour gagner :

  1. Si l’on faisait tomber les trois quilles, cela valait trois points.
  2. Si l’on faisait « le saut de la corne », c’est-à-dire si l’on faisait tomber la première et la dernière quille en passant par-dessus celle du milieu, « le neuf », sans la toucher, cela valait deux points.
  3. Si l’on faisait « le coup de neuf », c’est-à-dire si l’on faisait tomber la seconde et la troisième quille en passant par-dessus la première sans la toucher, ça valait aussi deux points. [Attention, ce coup se tentait uniquement si l’on tirait de loin, de plus de cinq mètres].
  4. On tentait de faire tomber « la vieille », la dernière quille, uniquement pour s’assurer le point du « pic », s’il y avait égalité avant que le dernier joueur de l’équipe ne tire.

Livret Quilles De Trois – Expo Tivoli

 

Les quilles de 6 - 5/12

Une équipe amicale de Quilhaires joue tous les jeudi de 14h à 16h30 au Centre culturel de Tivoli à Anglet

Reportage photo de Karine Pierret-Delage

Le jeudi à Tivoli, c’est quilles de 6 !

Les quilles de 6 - 6/12

LES QUILLES DE 9 - 7/12

« Un bruit de bois entrechoqué résonne au loin, suivi par d’autres coups répétés.

Une pause. Joueur suivant.

Simple bruit de bois : la boule a dû sortir du plantier, il n’y aura pas de deuxième coup (ou « rebattue »). Le jeu de quilles de 9 s’entend au-delà de son enceinte et permet de repérer le local (le « quillier ») au milieu des stades, des complexes sportifs ou bien des autres bâtiments de la ferme s’il s’agit d’une grange privée.

Pas de débordement enthousiaste, de cri ni d’exclamation de colère sur le terrain de jeu comme dans le public appuyé sur les talanquères : tout le monde se tient, joue ses coups, admire le geste technique, commente discrètement l’attaque de la quille de main. »

Mathilde Lamothe. Quilles de 9. Cécile Devos (dir.). Lexique amoureux de Pau, Cairn, 2021.

Le jeu de quilles de 9 se jouait – et se joue toujours – dans le Béarn, la Chalosse et la Bigorre.

Si la première mention écrite apparaît dans un règlement landais de 1832 et la première compétition officielle s’est déroulée à Dax en 1898, il apparaît audacieux de le faire remonter à Henri IV comme se complaît à dépeindre la version « touristique », au regard de la variation du jeu entre 1832 et aujourd’hui : les règlements se sont unifiés au XXe siècle tandis que les jeux ont évolué (passant de 8 à 12 jeux), comme la hauteur des quilles (de 85 et 90 cm à actuellement 96 cm) ou le poids de la boule (6,2 kg pour un diamètre de 26,5 cm).

Les jeux de quilles sont nombreux en France et ce, dès le Moyen Âge.

Il existe en France plus d’une centaine de jeux de quilles en bois qui possèdent leurs variantes locales en termes de règles, de poids ou de mesures.

Comme la langue ou la culture, les jeux se sont transformés pour s’adapter à leur environnement : les quilles de 9, à l’instar des quilles de 6, connaissent un renouveau florissant dans l’Entre-deux-guerres.

La finale du premier championnat de France, qui se déroula à Pau en 1923, rassembla 200 joueurs provenant du Béarn, des Landes ou même du Pays basque ! Pau fut d’ailleurs le siège de la Fédération française de quilles de 9 au milieu du XXe siècle ; les bars-restaurants chez Audap situé dans la rue Carnot, ou chez Augé dans la rue d’Espalungue, illustrent quelques anciens hauts-lieux palois du jeu de quilles de 9.

En effet, ces jeux restaient l’apanage des auberges qui possédaient leur propre aire de jeu en terre battue pour distraire la clientèle, à renfort de quilles et du pinton (la chopine de vin blanc). »

Mathilde Lamothe. Quilles de 9. Cécile Devos (dir.). Lexique amoureux de Pau, Cairn, 2021.

Jouer aux quilles de 9 - 8/12

Les quilles de neuf sont fabriquées en hêtre, tandis que la boule est en noyer. Autrefois, le bois de hêtre était coupé localement en hiver, après les premiers gels pour que la sève redescende. Cela permettait au bois d’être plus léger et de mieux se conserver. Dès lors que la matière première locale fut épuisée, le hêtre fut coupé en vallée d’Aspe.

La fabrication des quilles de 9 

Découvrir les quilles de 9 - 9/12

Le jeu de quilles de neuf, l’un des plus vieux sports de Chalosse

Finale championnat de France Hors Classe 2022 à Lasseube

- 10/12

Patrice Rey : Champion de France Hors-Classe

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Les 12 figures et la rebattue par Nicolas Castagnous

Les courses landaises - 11/12

La course landaise est une pratique sportive et culturelle caractéristique du sud-ouest de la France qui met en présence, face à face, un homme et une vache sauvage dans un espace dédié, les arènes.

L’art de l’esquive est ici pratiqué à un haut niveau par un jeu d’écarts ou de sauts, auquel répondent la vivacité et l’intelligence de la coursière (vache).
Au-delà du spectacle unique que représente la course landaise, elle est une des expressions les plus originales de la culture gasconne. Associée aux fêtes locales, elle s’exprime chaque année dans des cadres intergénérationnels et intégratifs. On y vient en famille et entre amis et on décode les signes de cet art aux touristes de passage. La course landaise ne peut se concevoir sans musique. Avec un répertoire dédié, elle est le moment fort de l’année, où les harmonies et les bandas mettent un point d’honneur à animer avec entrain la course de leur localité.

Par ailleurs, cette pratique sportive marque durablement le territoire. Depuis longtemps, des arènes de différentes formes sont présentes dans les villes et petits villages, où elles sont l’enjeu d’embellissements et de restaurations, très souvent assurés par des bénévoles. Les élevages se caractérisent par des espaces bocagers complexes qui respectent le caractère
sauvage des coursières, tout en maintenant une biodiversité remarquable. La course landaise entretient le partage de valeurs fortes, dans lesquelles toute une population s’associe et se reconnaît. Elle est administrée par la Fédération française de la course landaise, agréée par le ministère de la Jeunesse et des Sports depuis le 18 septembre 1973.

(Source : Fiche d’inventaire du patrimoine culturel immatériel)

Hup ! Caracola ! Hup ! Hâ !

Et le drame commence. le drame qui va se jouer cent fois cet été dans les arènes de toutes les villes des Landes et du Gers […]. A travers le Moyen Age où les seigneurs ne dédaignaient pas de descendre dans l’arène, à travers les Temps modernes et des deux tiers du siècle dernier où les hobereaux de l’Armagnac et de la Chalosse élevaient chacun et poussaient au combat un taureau belliqueux, ces jeux se sont conservés jusqu’à nos jours. De nos jours ils font fureur. 
Hup ! Caracola ! Hup ! Hâ !
 
Chez nous en Gascogne/Joseph de Pesquidoux – La course landaise, 17 août 1912.
 
Dans le cadre d’un projet d’Education Artistique et Culturelle (EAC), la classe de 4ème du Collège du Pays de Luys à Amou (Landes) a réalisé et tourné un reportage en occitan sur les courses landaises.
Projet porté par le CIRDOC – Institut occitan de cultura en partenariat avec ÒCTele.

La pétanque - 12/12

En Gascogne, la pétanque est bien plus qu’un simple loisir : c’est une institution culturelle, un art de vivre ancré dans la convivialité, le partage et l’esprit du Sud-Ouest.

Des places de villages ombragées par les platanes jusqu’aux grands boulodromes couverts, la discipline rassemble toutes les générations, du simple amateur de camping aux champions nationaux

A Anglet, un club se distingue, la Boule blancpignonnaise

Les Angloys Nicolas Lavignasse, Romain Laborde et Pierre Lajournade,  champions départementaux en triplette promotion, ont défendu les couleurs du club en Championnat de France ! S’ils ne sont pas arrivés en finale, ils n’ont pas démérités et se sont inclinés au 4e tour. Bravo !

 « On y va entre amis, mais on veut aussi faire honneur au club et au quartier « . Première équipe sénior qualifiée pour un championnat de France depuis 1986, le trio avance grâce à son amitié, sa complémentarité et le plaisir de jouer ensemble.

(Extrait Anglet Mag, n°180)